jardin forêt

jardin forêt

mai 11, 2020 Stayatjninti Uncategorized 0

Un « jardin-forêt » (ou Forêt Comestible) ou forêt nourricière  est un agrosystème imitant la forêt naturelle, organisé intelligemment pour une production de nourriture écologique (Alsagarden, 2016 ).  C’est une belle illustration de ce que l’on peut faire en imitant la nature, mais avec des espèces comestibles et un peu plus d’entretien (terre et nature, 2017). Forêt nourricière est conçu pour fournir une production alimentaire variée ainsi que d’autres produits tels des épices, des plantes médicinales, des champignons, des matériaux de construction, des fibres, des matériaux pour la vannerie, du miel, du bois de chauffage, du fourrage pour nourrir les animaux, du paillis, du gibier, des produits de la sève, de la teinture et de l’huile tout en nécessitant peu de travail une fois que le système a atteint une certaine maturité.

Comme dans les écosystèmes le jardin-forêt est composé de 7 strates de végétations qui interagissent entre elles :

  • Les arbres et arbustes de plein soleil : Tous les fruitiers greffés.
  • Les arbustes qui tolèrent la mi-ombre : sureaux, noisetiers, amélanchier…
  • Les arbrisseaux : cassis, groseilliers à grappes, maquereaux…
  • Les vivaces : rhubarbe, poireaux perpétuels, artichauts…
  • Les annuelles et bisannuelles : choux kale, blettes, mâches…
  • Les plantes grimpantes : kiwis, vignes, ronces fruitères…
  • Les champignons : pleurotes, shii-take…

Les avantages du jardin-forêt :

Créer un jardin-forêt possède de nombreux avantages, permettant :
•L’auto fertilisation du sol ;
• L’autonomie
• Un jardin sans travail du sol
• Un jardin sans taille
• Une diversité de récoltes
• Une production importante dans son ensemble
• Des produits de qualité.
• Un jardin esthétique.
Mais il possède aussi quelques inconvénients, à savoir :
• Il doit être bien conçu dès le départ.
• Il faut posséder une bonne connaissance de son environnement.
• Cela demande de l’investissement en temps et en argent, au départ.
• Ce n’est pas un potager, donc la production est plus faible pour une même espèce de plantes.
• Il faut s’adapter à la vie de la forêt, notamment à son rythme.

Une composition à étages :

  • Tout comme une forêt dotée de sept strates, le jardin-forêt possède également plusieurs étages (7 étages).
  • Il n’est pas obligatoire d’avoir l’ensemble de ces strates qui représente l’idéal d’un jardin-forêt, mais qui suppose d’avoir un grand terrain. En effet, il est aussi possible de créer un jardin-forêt dans un espace plus restreint, par exemple dans un petit jardin urbain. Dans ce cas, le jardin-forêt sera composé de deux étages seulement : intermédiaire et inférieur.

La conception :

Pour concevoir un jardin-forêt, quatre grandes phases sont conseillées :
• L’observation (topographie du terrain, climat régional, microclimats, eau, qualité du sol, végétation en place, etc.). Pour cette phase, il est très important de cartographier et de noter l’ensemble des informations recueillies ;
• L’évaluation des besoins (végétation et structures déjà présentes, attentes de la famille en termes alimentaire et d’entretien) ;
• La conception (croquis d’ensemble et plans plus spécifiques, en commençant par dessiner l’étage supérieur, puis l’étage intermédiaire et enfin l’étage inférieur) ;
• La mise en œuvre (bien planifier l’ensemble, en étalant les coûts et le travail à fournir, ne pas hésiter à modifier son plan et ses choix de végétaux).

Pour créer un jardin-forêt comme il se doit de l’être, plusieurs éléments s’imposent :
• Bien connaître son sol (qualité du drainage en eau, structure du sol, qualité en nutriments, degré d’acidité ou d’alcalinité, etc.). Pour rappel, le sol étant vivant, il ne faut jamais retourner la terre, mais la nourrir avec du paillage ;
• Nourrir son sol naturellement grâce aux engrais verts et/ou au paillage qui retient également l’eau ;
• Bien choisir et associer ses plantes ;
• Créer des microclimats ;
• Choisir ses plantes en fonction de leur tolérance à l’ombre et à la lumière ;
• Créer des bordures pour favoriser la biodiversité ;
• Penser à la faune en général et aux insectes auxiliaires en particulier pour créer un équilibre naturel.

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